Marilyne
De toutes les femmes que je vous ai présenté, celle-ci est autant un mystère pour moi que pour vous.
Mais, vous allez voir, elle va devenir l’un de vos coups de cœur, comme elle est devenue le mien.
Bon, je me souviens (AUSSI!) de notre première rencontre, mais je doute fort qu’elle s’en souvienne. Je vous mets en contexte.
J’avais 18 ans, j’étais serveuse et cette magnifique femme est venue manger avec sa maman sur la terrasse (je ne manque pas de précisions!). Marilyne, c’est un aimant à personne, je ne la connaissais pas beaucoup, mais j’avais beaucoup envie de la connaître. La seule chose qui me retenait, c’était le coup de cœur que Miguel avait eu pour elle plus jeune. Ça, ça me bloquait pas mal.
(Non, non je ne suis pas du tout jalouse….)
Mais, cette fois, sur la terrasse, j’ai compris pourquoi. C’est pas compliqué. Elle rayonne. Littéralement.
Je suis devenue, comme tout les autres, un aimant qui voulait apprendre à la connaître plus.
Je me suis plutôt contentée de lui faire payer sa facture en me promettant que ça ne finirait pas là. Une chance que Joanie Landry (vous vous souvenez?) existe et qu’elle la connaissait. Ça m’a donné une autre chance pour faire un lien avec Marilyne.
Je ne la vois pas souvent (bouhh!), mais quand je la croise, le party est pogné! C’est toujours un plaisir de la voir. Elle rayonne. Littéralement.
Non seulement cette femme est magnifique, mais l’histoire qu’elle porte avec elle est fascinante.
C’est donc un honneur pour moi de vous présenter la femme qui se cache derrière Les trouvailles de Zack et Eva.
La voici, la voilà, la femme qui rayonne.
- Marie, tu es la fille qu’on veut connaître plus. Je n’ai plus le choix de te demander de nous parler de la petite fille que tu étais.
Je suis née à St-Thomas tout près de chez ton mari hihi !! (vous voyez, je savais qu’il se passait quelque chose!!) J’étais une petite fille qui aimait s’inventer des histoires. J’étais aussi très verbomoteur, au grand désespoir de ma mère et de mon petit frère qui n’étaient pas capable de placer un mot. J’ai aussi eu la chance d’avoir une maman très présente qui était toujours là pour nous. Mais, j’étais surtout et avant-tout une petite fille heureuse qui voulait être aimé de tout le monde.
- Tu as la chanceuse qui a pris l’autobus avec Miguel quelques fois. Es-tu aussi chanceuse qui aimait l’école?
Au primaire, j’aimais l’école malgré le fait que c’était très difficile pour moi. Je passais plusieurs heures à étudier et ça ne donnait que très peu de succès. Alors, les soirées étaient pénibles. Pénibles pour ma mère et très pénibles pour moi. Je soupçonne d’être atteinte d’un TDA (trouble de déficit de l’attention). Ce trouble faisait en sorte que tout était plus difficile pour moi.
Puis, j’entre le monde des grands, le secondaire. C’est là que l’intimidation a commencé. Je suis une fille très spontanée et je posais souvent les mêmes questions sans trop réfléchir. Ce qui faisait en sorte que les questions n’étaient pas toujours sensées. Alors, je passais pour une épaisse! (Désolée du terme) J’ai trouvé mon parcours très difficile. À chaque année, j’avais un nouvel intimidateur. Il se mettait sur mon cas et cela a fait en sorte que ma confiance s’est détériorée. Elle s’est détériorée jusqu’à ce que je n’en aie plus du tout.
- Pourquoi t’es-tu finalement dirigée dans le domaine de l’éducation à l’enfance?
Depuis que je suis toute petite, j’aime la présence des enfants. Je voulais pouvoir les aider à évoluer et peut-être faire la différence dans la vie de certains d’entre eux.
- Pourquoi et comment as-tu eu l’idée de te lancer en affaire et d’ouvrir ton entreprise?
L’année dernière, je voyais les compressions du gouvernement dans les garderies, ça s’en venait et je me disais : «Oh non! Ce n’est pas vrai que je vais offrir moins de bons services aux familles ». À ce moment, le gouvernement voulait augmenter les ratios d’enfants dans les groupes. Alors, je me suis dit que j’allais ouvrir un centre où je pourrais offrir des services adaptés aux familles. J’ai toujours voulu partir en affaire, mais je ne savais pas trop quoi partir. Quand j’ai vu sur internet les cafés maman, je me suis dit que c’était exactement le genre de commerce que je voulais. C’est la meilleure décision que j’ai prise de ma vie! Mon travail me permet d’être à la maison le matin pour voir partir mon garçon en autobus, puis à la fin de la journée il débarque à mon commerce. J’ai aussi a chance de pouvoir échanger avec des mamans formidables à tous les jours. Je ne travaille plus. Mon travail est devenu mon passe-temps.
- Je ne te connais pas assez pour savoir quel est ton histoire d’amour, mais je VEUX savoir. Raconte-nous comment tu l’as rencontré ton homme et quelle est votre lover story.
J’ai rencontré Oli au moment où je me disais que je voulais rester célibataire et prendre soins de moi. Je sortais d’une relation toxique et je ne savais plus qui j’étais. Cependant, je n’ai pas eu le temps de réfléchir beaucoup. Il est arrivé un soir sur mon lieu de travail, au Dairy Queen, avec un de mes amis. Ce soir-là, je n’aurais jamais cru qu’une histoire d’amour allait débuter quelques jours plus tard. En arrivant chez moi, j’avais une demande d’ami Facebook. Mais, le nom ne me disait rien… Claude-Olivier Perreault, mais qui est ce gars? Une fois ‘’arrivée’’ sur son profil, je me suis rendue compte que c’était Rete, oui oui, c’est comme ça que tout le monde l’appel. Nous sommes allés prendre une bière (après avoir accepté la demande Facebook) le lendemain soir et nous ne nous sommes plus jamais quittés depuis. C’est vraiment une personne exceptionnelle. Il est attentionné et c’est surtout un papa merveilleux pour mes deux cocos d’amour. C’est grâce à lui que j’ai pu ouvrir mon centre. Je suis très reconnaissante de tout ce qu’il fait pour nous.
- Tu as eu un beau Zack (il sont tous beaux) il y a cinq ans et Eva qui a 2 ans et demi . Est-ce que tu trouves que tu as du temps à consacrer à ta famille? C’est comment de concilier famille et travail?
Quand j’ai eu Zack, nous avons passé au feu, alors je n’ai pas profité de ma bulle avec mon bébé. J’étais plutôt dans les quincailleries et les centres de planchers pour choisir les matériaux afin de rebâtir ma maison. Par chance, nous avons eu une équipe d’enfer qui a reconstruit notre super maison et nous avons pu y habiter après seulement un mois et demi. Nous avons fêté notre premier Noël en famille dans notre maison, quel bonheur. Ensuite, j’ai dû retourner travailler quand Zack avait cinq mois. Je n’ai peu le choix de retourner sur le marché du travail puisque lorsque je suis tombée enceinte je n’avais pas d’emploi et quand mon coco a eu 5 mois une garderie m’a contactée pour m’offrir un poste en remplacement et une place pour Zack. J’ai accepté.
Je ne vous dis pas que ça a été facile. Mais, j’avais la chance de pouvoir aller le voir durant mes pauses et je savais qu’il était entre les mains de deux perles, ses éducatrices. Ensuite, j’ai eu un poste complet dans un autre CPE où je terminais de travailler à 14h30. J’allais alors chercher Zack à son levé de sieste et nous avions le temps d’aller au par cet de passer de beaux moments ensemble.
Aujourd’hui, ma conciliation travaille/famille se fait aussi assez bien. J’ai une employée formidable qui me permet de faire les sorties au CPE avec ma fille et de pouvoir aller chercher mon coco à la fin des classes le vendredi.

- Partir une entreprise avec deux enfants, une maison, un chum… C’est comment? C’est comment de se lancer dans le vide?
Au début, je t’avoue que c’est beaucoup d’heures. Tu dois être prête à mettre toute ton énergie et ton cœur. Si tu ne crois pas en ton projet, ce sera pénible. Moi, je ne dormais plus la nuit tellement j’étais passionnée et je voulais que mon projet aille de plus en plus loin. Je voulais aussi que les gens croient en mon projet et qu’ils viennent vivre une nouvelle expérience WOW! Rapidement, plusieurs mamans ont commencé à venir une fois, deux fois et des fois même quatre fois par semaine.
J’ai de la chance de créé une belle relation avec eux. Le fait d’échanger avec ces mamans fait en sorte que je suis, moi-même, une meilleure maman. Je n’ai jamais eu autant confiance en moi que depuis que je suis en affaire.
- Et Mari, c’est comment de lancer une entreprise qui n’est pas connue et que tu fais découvrir à ta région? Quels sont tes trucs, tes ressources?
J’ai la chance d’avoir beaucoup de gens dans mon entourage qui sont en affaire et qui parlent de mon projet autour d’eux. J’utilise aussi énormément les réseaux sociaux. Aujourd’hui, tout se passe là-dessus.
Enfin, je suis toujours à la recherche de ce qui pourrait faire en sorte que mon entreprise soit plus connue. Nous faisons maintenant partis du site Tatribu et de la carte M ta région ce qui nous donne une chance d’être découverts par plusieurs personnes.
- Lorsque je t’ai vu l’été dernier, c’est comme si je t’avais toujours connu et que nous étions de vieilles amies. Est-ce que tu crois que tes clientes ressentent ce genre de sentiment vis-à-vis toi? Est-ce facile d’être gentille avec tous ceux qui viennent Aux Trouvailles?
Je pense que oui. Elles voient (les mamans) que ce qu’elles vivent me touche et que si je peux les aider d’une certaine façon, je le ferai. C’est facile pour moi d’être gentille avec elles. Je me répète, mais j’ai la chance d’échanger sur plusieurs sujets et souvent nous échangeons sur des sujets très personnels et ce, sans aucune gêne. Elles savent que ce qui se dit au centre restera au centre et qu’elles ne seront pas jugées.
- Si tu devais reculer dans le temps, qu’est-ce que tu changerais?
Rien! Je suis devenue celle que je suis à cause de toutes les épreuves que j’ai vécues. J’aime beaucoup la fille que je deviens. J’ai encore beaucoup de chemin à faire, mais je trouve que je suis bien partie.
- C’est quand qu’on soupe ensemble câline?
Dès ton retour à Joliette avec notre magnifique amie Joanie Landry!!
Sérieux, je crois que j’ai la bouche à terre.
Ton histoire, Marilyne, me touche en titi.
Ton parcours scolaire a été bousculé et tu es tout de même devenue une femme extraordinaire. J’ai même douté de ton histoire, Mig a dû me confirmer mes soupçons.
Tu es tellement rayonnante que ce qui est derrière toi est grandement surprenant.
L’histoire que tu écris, la tienne, donne du courage à ceux qui ne savent plus où ils sont, qui ne savent plus qui ils sont.
Tu nous donnes de l’espoir.
Ton entreprise reflète parfaitement celle que tu es, la grande femme qui tend la main pour faire la différence dans la vie de ceux qui l’entourent.
Je ne te connais pas assez et je le regrette, la distance me fait passer à côté d’une perle.
Une perle qui se tient pour sa famille et qui vit ses rêves à fond.
Je vous l’avais dit qu’elle serait un coup de cœur!!!!!
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Super tu l’as bien décrite…
Simone et Walter Ellenberger
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