J’ai mauvais caractère.

J’ai toujours été réputée pour être douce et me laisser un peu marcher sur les pieds.

Maman m’a déjà dit que si quelqu’un me marchait sur le pied, je le regardais en me demandant quand est-ce qu’il allait l’enlever.

Les années ont fait leur travail, je ne me laisse définitivement plus marcher sur les pieds. 

Depuis quelque temps, je me demande une affaire, j’ai-tu (très belle conjugaison) un gros caractère? J’ai même osé poser la question à quelques personnes, des personnes qui me connaissent assez bien. Et la réponse m’a fessé en pleine face: « Bin oui Abi, t’as un gros caractère!»

Ha oui? Alors, c’est fini ma réputation de jeune fille sage qui est toute douce. J’CRÉ BIN QUE OUI, câline. Et après, je me demande pourquoi ça me dérange autant d’avoir un gros caractère. Depuis que j’ai ma chère petite Anaïs, qui je l’avoue ne se laisse aucunement marcher sur les pieds, je suis fière de dire qu’elle a un bon caractère. Je me dis que ça va lui servir en masse à l’adolescence quand ses valeurs seront remises en question. Et je remercie le ciel (donc Dieu) de m’avoir donné une petite fille qui sait où elle s’en va et qui sait surtout où elle ne s’en va pas.

Pi moi, pourquoi j’aurais pas le droit d’en avoir un aussi.

Avoir du caractère, c’est correct, c’est une force, mais avoir un mauvais caractère c’est une autre affaire. C’est ça qui me dérange, YÉ LÀ LE BOBO.

Dans plusieurs situations récentes, je me rends compte que je suis impulsive dans mes réactions et je ne suis pas capable de contrôler le gros mottons qui monte du fond de mon ventre et qui frappe en plein cœur. D’habitude, je suis une proe du self-control (il me semble). Mais là, oufffffff. On repassera pour le self-control. Ça sort tout seul, je suis tout de suite blessée, tout de suite triste ou tout de suite frue. Et quand je repense aux actions ou au paroles que j’ai dites, j’ai le goût de rentrer dans mes bobettes ou celles de Mig (elles sont plus grandes). Je suis littéralement à fleur de peau.

Au moins, je m’en rends compte. Je me rends compte et je refuse d’être cette fille avec qui ont doit marcher sur des oeufs. Oh que non!

Alors, ce matin, j’ai repensé aux dernières paroles plates ou réactions bien ordinaires auxquelles mon entourage a eu droit et je me suis dit que c’était assez. Ça casse ou ça passe, moi je vais casser ça drette là.

Bon, je n’ai pas la solution miracle, malgré que je crois aux miracles. Ma solution à moi, ce sera de me lever un petit peu avant ma petite gang (oublies ça Mig je ne me lève pas avant toi) et de prendre un moment pour moi. Un moment pour bien starter la journée. Il y en a qui médite, il y en a d’autres qui prient (je rentre dans cette catégorie) et il y en a qui font la danse du soleil. Chacun son truc. Le but, c’est de ne pas oublier qui je suis, de ne pas oublier la personnes aimante que je veux être. La maman patiente, l’amoureuse attentionnée, la belle-fille douce, l’amie à l’écoute, l’hôtesse qui se donne en malade dans ses soupers, la sœur pleine de sagesse, la fille reconnaissante ET une femme qui ne se laisse pas marcher sur les pieds

Bon, maintenant que tout cela est dit, on passe à l’étape suivante pi on se fait un party de malade pour mes 26 ans ce dimanche!

3 commentaires

Répondre à Denis Lavallée Annuler la réponse.