Testé sur ma soeur.

«Je ne savais pas trop combien de temps laisser le produit sur mes cheveux, alors j’ai fait le test avec les cheveux de ma soeur. Ils sont ressortis bleus!>>

Et que ça sonne tannante!

Combien de fois nos petites soeurs ou nos petits frères ont passé au cash?!

Dans mon cas, elle n’a pas été chanceuse.

J’ai tenté plusieurs expériences avec ma seule et unique petite et charmante soeur. Une gomme dans les cheveux, une coupe de cheveux (très, très cute) sont du décompte. Je suis certaine que si je lui demanderais quelles expériences j’ai tenté sur elle, elle aurait bien plus de réponses à me donner.

Ha ma chère soeur, on s’est tu chicané rien qu’un peu?! On était dans la même chambre, alors le débat pour trouver qui irait fermer la lumière a commencé assez tôt merci. On avait même délimité notre territoire. Oh que oui, notre chambre était littéralement séparée en deux de façon imaginative grâce aux tuiles par terre. Comme ça, pas de chicane, chacune de son bord. On avait juste pas pensé que le bruit traverserait amplement notre ligne imaginaire. Alors, le soir, quand l’une avait décidé de chanter une chanson pour  »emmerder » l’autre, on y allait de tout coeur. De tout coeur, jusqu’à ce que notre papa descende les escaliers et vienne fermement nous dire de nous taire! Là, c’était bon, on se taisait d’un seul coup. La guerre était finie.

Et on ne parle pas du linge. Ça c’est tout un dossier. On était les championnes pour se prêter des vêtements et pour s’en voler secrètement. Le problème, c’est que lorsque ma soeur me croisait à l’école avec SON chandail sur le dos et SON collier, ça ne passait pas pantoute (le cas contraire aussi!) La chicane de fille débarquait à la maison ce n’était pas trop long. Mom en a eu assez, on a eu l’interdiction formelle de partager notre linge, on était trop immatures.

Le pire souvenir de ma soeur, ce doit être celui des Barbies. Hey, ça reste entre nous, mais j’ai joué aux Barbies jusqu’en 6ième année!! Et ça a tout pris pour arrêter. J’ai dû me parler parce qu’honnêtement, je ne pouvais pas commencer le secondaire en jouant aux Barbies. Et c’est ma pauvre Kate qui en a subi les conséquences. Je vous mets en contexte. Premièrement, avant de sortir nos superbes Barbies, on décidait à l’avance de tout le scénario. La mienne s’appelera Emma, elle sera coiffeuse. Emma a 22 ans et elle est en train de fréquenter Olivier (le vrai plus beau gars de ma classe dans le temps!). Olivier est un homme d’affaire RICHE (de préférence). Ils vont aller au resto 2-3 fois, ils vont se marier la 4ième fois et après ils vont avoir un bébé; Benjamin. Bon, juste dans ce petit scénario, on s’est déjà chicané trois fois parce que nous voulions le même prénom pour notre Barbie et toutes les deux, on veut le Ken aux cheveux bruns et non le blond. PAS FACILE DES SOEURS! Bon, enfin on commence notre game. On place les maisons, on habille nos Barbies, on leur colorie les cheveux, on leur fait une petite coupe (et on comprends ensuite que les cheveux ne repoussent pas…), tout est prêt on peut commencer.

-Ha finalement Kate, ça ne me tente plus de jouer!

C’était quand même chiant! Je faisais tout le temps ça. Pauvre Kate, je l’ai un peu traumatisée. À la fin, elle ne voulait plus jouer avec moi, mais plus pantoute.

Ma sœur. Petite, elle me suivait partout et j’étais un peu impatiente. Mais, les rôles ont vite changé. C’est grâce à ma sœur si je me faisais des amies. C’était elle la fonceuse. Ça aurait dû être moi la game qui prends les devants et qui va vers les autres. Non, dans notre cas j’étais cachée en arrière d’elle et elle prenait les devants.

Malgré tout ce qu’on a pu se faire subir, (on est même passé aux solides claques!) je ne l’échangerai pour rien au monde ma petite fonceuse.

On s’est déçues, on s’est fait mal, on s’est battues, on en a tu fait des spectacles aux voisins (pauvres eux!), on a rit, on s’est mariées, on s’est aimées, on a grandit ensemble. Nos souvenirs, ils valent chers en titi. Quand on se raconte toutes nos folies, on rit en tabarouette, des fois on en revient même pas. Câline qu’on avait de l’imagination pareil. On a même profité de nos frères, là-dessus, on s’en est donné à cœur joie et on était bien d’accord.

Ma soeur, malgré nos hauts et nos bas, parce qu’il y en a encore (et oui…), tu es une des rares personnes qui me connaît parfaitement. Tu es une alliée, un soutien et un réconfort inestimable. Tu es ma famille.

J’ai testé toutes sortes de choses sur et avec toi. Tu m’as pardonné, fiouf. Sans notre histoire, la vie ne serait tellement pas aussi chamboulée et nous n’aurions pas la relation d’aujourd’hui.

Je suis fière de la belle entente que nous avons finalement eue, après nos petits débats. Nous sommes si différentes et avons tellement besoin l’une de l’autre.

Bon, j’arrête.

Je t’aime mon cobaye préf 💕

 

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3 commentaires

  1. Super, Abi!
    J’ai aussi fait plein de tests sur une de mes plus jeunes soeurs, mais qu’est-ce que tu veux, elle me faisait confiance c’est évident, j’avais 3 ans de plus qu’elle! C’est lorsque j’ai voulu faire d’elle « La Soeur Volante«  que sa confiance a diminué. Ce fût plutôt « La Soeur Tombante« . OUF on l’a échappé bel!
    Que de bons souvenirs, quand tout le monde s’en tire bien et que les parents ne sont pas avisés! J’écris tout ça et je pense à tes richesses pleines d’idées;) Bonne chance!!
    Sylvie xox

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