Blues d’hiver

 

Définition du Blues: Être mélancolique, éprouver une espèce de vague à l’âme, une légère tristesse un peu floue.

On dirait que la fin de cet hiver fait de drôles d’effets sur une méchante gang de personne.

J’ai côtoyé quelques âmes qui se sentent toutes croches. Et j’entends beaucoup autour de moi, qu’il y a une poignée de personnes qui ressentent ce petit blues qui vient de  »je ne sais où ».

Honnêtement, de mon côté, j’ai vécu un de mes plus bels hiver dans le Bas-St-Laurent avec mes enfants. La température m’a donné la chance de sortir quotidiennement, sauf lorsque la tempête était trop déchaînée. Mes trois richesses en ont le souffle coupé et on rentre au chaud en moins de 2! C’est la première fois que je fais autant d’activités hivernales avec eux. Ils commencent à grandir et à tenir sur des raquettes ou sur des patins plus de trente secondes. Et ça, j’aime ça en titi.

On en a fait de la raquette, pauvre Zack, il en fait une écoeurantite aiguë.

Et pendant que je suis sur mon petit nuage, je me retourne de bord et je vois que ce n’est pas le cas de tous. Et là, je ne sais pas quoi faire.

Quand quelqu’un me confie que ça ne va pas trop pour X raisons, je reste un peu estomaquée. Je bouche. On dirait que je ne sais plus quoi dire. En dedans, j’ai pleins de choses à dire,  mais en dehors, je suis gelée, un vrai bloc de glace. Je ne sais plus quoi faire.

La personne ne file pas, se confie et moi, la patate, je cherche mes mots.

Pourtant, j’aurais tant à dire. Alors, à tous ceux qui ont ce blues passager et tellement fatigant de la fin de l’hiver, sachez enfin ce qui se passe dans ma tête quand vous m’en parlez, je vous l’écris drette là:

 

Ha, pauvre toi. Câline, ce n’est pas drôle se sentir comme ça. C’est long et lourd.

Il faut essayer de trouver les quelques petites joies qui se faufilent dans la journée, même si tu n’en trouves qu’une. Peut-être que demain, tu en compteras deux:

  1. Ton déjeûner au Nutella;
  2.  Le beau sourire de la caissière à l’épicerie.

Moi, quand je ne feel pas et que tout autour vibre de négatif, je prends un petit 10 secondes seule avec moi-même et je me recentre. Dans mon cas, c’est particulier, je lance une prière au ciel pour m’aider. Pas trop compliqué et ça fait la différence. Je me dis que je suis chanceuse d’avoir un merveilleux mari, un souper chaud  et de merveilleux enfants qui m’attendent impatiemment. Je me dis que pour le moment tout tourne au drame sans raison et que je suis susceptible pour rien pantoute, je n’ai pas d’excuses et ça doit vite changer. Changer, parce que je veux passer un bon moment. Bon, tout ça se passe bien vite dans ma tête, mais après ce petit temps de réflexion, on dirait que toutes les choses négatives se transforment et ça devient plus léger. 

À tous ceux qui vivent de la solitude, de la fatigue, du découragement, je vous le dis, ce n’est qu’une saison plate de votre vie, mais ça va vous apprendre pour un bout (faut quand même voir le positif, parce que OUI, il y en a). Nos chutes, nos moments de faiblesses nous permettent de nous connaître encore plus et de nous relever avec la certitude qu’on est plus fort qu’avant d’avoir tombé. 

C’est ça qui se passe dans ma tête!

Et, je sais que nous ne vivons pas tous les mêmes difficultés, une chance!!! Mais, je sais aussi qu’avec les forces de chacun, on peut s’aider et qu’on réussit à se comprendre. C’est ça qui est beau.

En ce moment, moi je suis bien. J’ai eu un petit moment triste cette fin de semaine (je m’ennuie un peu), mais si quelqu’un a besoin de se faire changer les idées avec trois beaux enfants qui ne demandent que de l’attention, mon oreille sera vôtre. Des fois, je me demande comment je peux aider quand je ne trouve plus les mots, après je me dis que ma petite gang turbulente est pas pire pour changer les idées. On a pas besoin de tout vivre pour aider les autres, rester nous-même et tendre l’oreille, c’est pas mal un match parfait selon moi. S’entourer de personnes à l’écoute de notre coeur, ça n’a pas de prix.

 

Définition 2 du Blues: Moment difficile qu’on a pas du tout envie de vivre, mais qui, a certain égards, nous permet de nous surpasser lorsque nous sommes bien entourés.

6 commentaires

  1. Chère Abi! Té un vrai p’tit r’montant! Tu es comme l’été avec son soleil, t’as pas besoin de parler juste d’être là et écouter. Je sais que tu fais du bien autour!
    Pis après toute, la neige va fondre, les bourgeons vont éclater, les oiseaux vont chanter, pis notre soleil va s’éclater et ce sera l’été. Nous sommes bénis et riches d’avoir quatre saisons à s’émerveiller!!!
    Sylvie x

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