Qui habite en région éloignée?
Qui croyait un jour habiter à plus de 7 heures de route de Montréal? Certainement pas moi!
Et bien, oui, 1 an après mon mariage le déménagement prenait forme et notre petit appartement m’attendait impatiemment.
Entre venir visiter notre future demeure, qui se situe dans le Bas-St-Laurent, aux portes de la Gaspésie, à Val-Brillant (aller voir sur Google map!) et y vivre, il y a une légère différence, voir une pas pire très grosse!
Avant de fixer notre choix sur cette belle Vallée qu’est la Matapédia, on en a fait des kilomètres. On en a visité des villages. Ce n’est pas les options qui manquaient. Mais, à chaque fois qu’on ramenait notre petit nez dans la Vallée et qu’on voyait les éoliennes au loin, on avait ce sentiment vraiment fort d’appartenance. Ce serait ici chez nous, on le savait.
Je précise qu’on a déménagé en gang, moi, mon homme et mes beaux-parents et, c’était unanime, la Vallée nous appelait. On ne savait pas pourquoi, mais on était tous profondément convaincus qu’on ne se trompait pas.
En 2012, on a fait le grand saut. On a quitté la région de Lanaudière que je croyais campagnarde pour venir installer notre ferme ici. Juste avant de déménager, je n’aurais jamais dit que Joliette était un grand centre, une grande ville. Mais, de mon merveilleux et petit village de Val-Brillant, j’en suis maintenant convaincue, Joliette, c’était BIG!
Il y avait un choix très intéressant de restaurants, le lundi tu as envie de manger du thaï, le mardi des pâtes, le mercredi du Cambodgien, le jeudi du Henri, le vendredi un restaurant qui coûte la peau du cul-cul, le samedi un restaurant sportif, le dimanche un brunch, en veux-tu du choix, en v’là! Les magasins asteur. Ce n’est pas compliqué, je magasinais chaque jour. Le centre d’achat m’appelait littéralement. Je passais devant et le H et M me parlait. Les spectacles, la vie artistique, les bars, mon Joliette était pas mal un beau spot.
En déménageant, je savais que le centre d’achat serait à 1 heure de chez moi. Je m’étais dit que ce ne serait pas un problème. Je mettrais de l’argent (bin de l’argent) de côté et une fois par 2 semaine, je me paierai une solide sortie de magasinage. Y’en avait pas de problème!
Ça fait 6 ans que je suis ici, et non seulement les magasins sont loin, mais la fille que j’étais aussi est rendue loin. J’avoue que d’être loin des services me tracassais quand même un peu.
Et maintenant, pu pantoute. J’ai appris à vivre sans le tourbillon de la consommation, et honnêtement, avec des enfants je ne sais pas comment j’aurais fait. C’est quoi votre truc?
Je vis sans avoir le besoin quotidien de renouveler ma garde-robe. Je décide de suivre ma vague et non celle de ceux qui m’entoure. La ville, ça bouge constamment, et on a l’impression d’être dans un tourbillon qui n’arrête pas. La nouvelle voiture, la grosse maison, c’est toujours plus gros. Je ne voudrais pas être dans les culottes de ceux qui paient, ça doit être stressant. Quand je reviens en visite à Joliette, je suis toujours époustouflée. Il me semble qu’on avance pas vite moi et Mig. J’ai l’impression que tout le monde roule sur l’or, sauf nous. Et ça, ça m’énerve.
Et là, je me demande si c’est la ville qui nous pousse à toujours vouloir nous démarquer.
Et je me dis que non.
La pression, on se la met tout seule comme des grands.
On a le droit de vouloir vivre simplement.
Si notre porte-feuille n’est pas aussi garni que celui de nos voisin, il n’y en a pas de problème. Ce n’est pas une compétition. Acheter un Pick-up que je ne serai pas capable de payer ne m’offrira jamais autant de prestige que de chicane et de stress.
C’est ici que j’en viens à Val-Brillant. Ce charmant village qui ne fait que m’étonner. Il n’est peut-être pas près du centre d’achat, mais il correspond parfaitement à mes besoins. Besoin de sortir en plein-air, de rencontrer de nouvelles personnes, de voir un paysage extraordinaire. Mon village m’offre une qualité de vie familiale que je n’échangerai pas pantoute! Ici, je réalise qui je suis vraiment. Je réalise que la pression que je m’étais mise était inutile et que vivre selon mes moyens est tellement plus agréable. Nous profitons enfin du temps que nous avons pour nous évader en forêt et contempler le paysage qui défile sous nos yeux. Le temps que nous avons, nous ne le dépensons pas, nous le vivons.
C’est ce que j’ai appris en venant ici et jamais je n’échangerais mon histoire.
Très bon Abi 👍🏻👍🏻👍🏻❣️
Envoyé de mon iPhone
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Ton histoire est très belle Abi! Tu racontes ton histoire comme si je racontais la mienne!
Bonne Journée! Sylvie x
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Moi aussi je viens de ce coin de pays « Lanaudière » et ce cette ville « Joliette »… que de souvenir! Je croyais m’ennuyer ferme en Gaspésie et ben non, ça fait maintenant une trentaine d’années qu’on a fait le saut et je ne regrette vraiment pas. Je ne retournerais pas en « ville ». Je suis trop bien par ici 🙂
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HA Louise! On est deux alors à être trop bien ici!
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