L’argent fait le bonheur, quand on en a.

L’argent fait le bonheur.

Ça sonne drôlement faux, mais il y a un peu de vrai.

Mon bonheur ne dépend pas de mon porte-feuille, mais j’ai dû accepter que ce serait ainsi.

_____________________________________________________

J’ai commencé à travailler très jeune pour avoir mon argent juste à moi. Vers l’âge de 14 ans, j’étais  »aide » auprès d’une éducatrice dans une garderie en milieu familiale. Je n’avais pas gagné le gros-lot, mais j’aimais ça. Non seulement pour les sous qui rentraient en retour, mais pour la dynamique que ça m’offrait. Travailler me permettait d’avoir un horaire stable, de me dépasser et d’être vraiment fière de moi. Vers 15 ans, j’ai eu la chance merveilleuse de cueillir des fraises, le rêve ultime! (Oh que non!!) Vous en souvenez-vous de ces fameuses journées au gros soleil, les genoux en compotes, mais la bouche toujours bien pleine. Moi, mon fun c’était d’y aller avec ma sœur, on te jasait ça mon ami. J’y suis aussi aller avec mon frère, mais je crois que c’était nettement plus difficile pour lui. Le boss lui a offert une dernière chance, sinon… il devrait penser à ré-orienter son avenir haha!

Puis, je me suis tannée. Durant le même été, j’ai mis mes culottes, pris mon courage à deux mains et je suis aller apporter un petit papier avec ma minuscule liste d’expérience à La Distinction, un merveilleux traiteur et lieu où célébrer votre mariage. Je me souviens parfaitement que l’homme qui engageait me demandait si j’avais un curriculum vitae… KESSÉ ÇA?? Premièrement, j’ai eu de la difficulté à redire le mot correctement, il a sérieusement dû douter de mes capacités. Je suis donc rentré la mine très basse chez moi avec ma petite liste de compétences sous le bras en demandant à maman ce que pouvait bien être un curriculum vitae (elle a réussi a comprendre de quoi je parlais!). Et quand j’ai aussi compris, j’ai eu une petite gêne…Je venais de passer pour une folle. Mom m’a encouragée à retourner voir cet employeur mieux équipée et j’ai cédé. Plein de gêne, je me suis donnée une seconde chance et je suis retournée voir cet homme (dommage que je ne me souvienne plus de son prénom, c’est grâce à lui que j’ai connu ce que c’était de gagner de l’argent!). Et l’été suivant, j’étais habillée en pinguoin et je commençais la grande aventure qu’est de travailler, d’avoir de l’argent et de connaître pleins de nouvelles personnes..

Inked10399072_53013930028_7160_n_LI

C’était la belle vie, 16 ans, pas de paiements, pas de loyer à payer, célibataire et pas d’enfants! Imaginez tout l’argent que j’ai pu mettre de côté. Erreur… je n’ai as mis une cent de côté, câline. J’ai préféré aller au resto au moins 1 fois par jour, acheter du linge et je ne pourrais même pas dire où a disparu le reste.

Au moins, je travaillais… à fond.

J’ai développé un horaire assez cool, le matin, je travaillais chez Cora déjeuner, dans la journée au supermarché Métro et en soirée à La Distinction. J’étais asssez occupée. Tellement, que j’en ai oublié la raison. Mes études étaient devenues secondaires et le Cegep en prenait un coup. (On est rendu plus loin dans le temps). C’était bien beau l’argent, mais si je la dépensais sans mesure et que j’en oubliais mes devoirs, ça ne servait pas à grand chose mon super horaire.

L’argent m’a permis de sortir dans les restos en masse, de faire mon petit tour dans les magasins régulièrement, mais pour le reste…on repassera.

Aujourd’hui, avec ma petite gang et une entreprise agricole, je vis autrement. Mes enfants ne me donnent pas particulièrement de pourboire même si je suis une excellente maman (bien plus que serveuse). Je me dis que si je reculerais la casstte, je ferais les choses autrement. Non seulement je travaillerais fort, mais j’économiserais. Je serais plus sage et j’essayerais de placer pour mon futur, celui que je suis en train de vivre. Qui sait, j’aurais au moins économiser 3 voyages en Europe pour toute la famille!!!!! Mais, bref, reculer ça n’existe pas, il faut avancer.

À travers ma non-sagesse vis-à-vis l’argent, j’ai quand même compris que de ne pas tout dépenser était une très très bonne idée (surtout très pratique). Aujourd’hui, quand mon compte est un peu plus serré, je gère comme une championne. Je ne m’en fais pas, je sais que je ne manquerai jamais de rien.

MAIS, je vous le dis, le jour où on (moi et Mig, personne d’autre! hi hi) va être à la tête d’un porte-feuille plus qu’intéressant, je ne ferai plus d’erreur, je serai entraînée. Dans le fond, nos erreurs nous servent quand même bien, qu’en dites-vous?

 

_____________________________________________________________

L’argent fait le bonheur?

Ça sonne drôlement faux, mais il y a un peu de vrai.

Mon bonheur ne dépend pas de mon porte-feuille, mais j’ai dû accepter que ce serait ainsi.

L’argent ne fait pas le bonheur, il ajoute à notre confort, il nous permet de bâtir plus facilement et plus rapidement. Quand on en a moins, on trouve des solutions, (Mig est un pro dans ce domaine je vous le dis). L’argent nous fait parfois rêver, mais est aussi une source de stress et de dispute immanquable. Je suis convaincue qu’en la gérant correctement, nous avons tout à y gagner.

 

Et vous, votre premier travail c’était quoi? Avez-vous tout dépensé comme moi? Rassurez-moi… je ne suis pas la seule!

 

 

5 commentaires

  1. Hahaha t’inquiètes Abi, t’es vraiment pas la seule à avoir fait cette erreur 😉 encore aujourd’hui j’ai encore un peu de misère à gérer mon argent, mais je suis meilleure qu’au Cégep 😄

    J’aime

Répondre à Simone English Annuler la réponse.