Capable toute seule!

Seras-tu ma seule fille Anaïs?

Toi que j’imaginais douce.

Dans mon ventre, j’avais l’impression que tu dansais. Tu ne donnais pas de coups. Contrairement à ton grand frère, tu étais douce. Tu t’étirais, bien relaxe. Oh! Une petite prouesse, mais rien de plus, juste ta douceur.

Quand j’ai appris (et oui! La surprise a été gâchée, câline!) que j’attendais une fille je n’ai pas su comment réagir. J’avais vraiment peur de ne pas être aussi bonne avec ma petite fille qu’avec mon costaud  Zozo. J’avais surtout peur de ne pas t’aimer assez. Ça sonne vraiment bizarre, mais c’est tellement vrai. J’aimais déjà Zack en malade, papa aussi, comment j’allais faire.

Je l’ai compris le 8 mai 2015. Ça a été instantané. Durant les complications de l’après-accouchement, tu t’accrochais fort à moi, on formait une équipe du tonnerre. La tension était tendue dans cette petite salle d’accouchement aux allure des années 60, mais on ne s’est rendu compte de rien nous deux. On a quand même dû se quitter un court moment pendant que je suis descendue au bistouri à l’étage du bas. Tu as rejoins papa. Tu sais, le tannant qui demandait si tu étais normale. Bon, j’avoue, ma belle Anaïs, que tu n’étais pas de toute beauté à la sortie.

«Est-ce qu’elle va garder du poil aux oreilles? Est-ce qu’elle va dégonfler? Où est son cou?» Câline Mig… Les infirmières te trouvaient drôle, pas moi.

Et c’est depuis tes premiers instants que j’ai commencé à découvrir la merveilleuse petite fille que tu es. Tu m’as intriguée tout de suite. La douceur que j’avais imaginé était bel et bien le fruit de mon imagination. Anaïs n’est pas douce. Prenez vos précautions, elle ne se laisse pas marcher dessus. Personne ne lui volera un jouet, je le garantis. Elle est un mélange de ma soeur et de ma belle-soeur!! (LOL)

Honnêtement, j’apprends constamment à la connaître. Elle est une grande indépendante, tout le contraire de moi. Sa phrase pref: «Non maman, capable toute seule». Mais, je sais que dans le détour, ma petite poule vérifie si je l’ai bien regardé chanter, danser ou si j’ai rit à sa blague. Elle est d’une débrouillardise étonnante. Elle ira loin dans la vie, c’est certain. Elle est même solidement perfectionniste. Comme je vais l’énerver, moi qui se fou complètement des détails. Pour Anaïs, c’est très important, on met les mêmes couleurs ensemble maman ok!

Anaïs, avec toute cette force que tu as en toi (et ta chevelure électrisante), je sais que jamais tu ne te laisseras influencer. À l’adolescence, là où j’ai tellement perdu confiance en moi, toi, tu seras une lumière pour les gens qui t’entoureront. Dans mon cœur, je remercie Dieu de m’avoir donné une fille si différente de celle que je suis. Tu m’apprends à foncer, tu es mon modèle miniature de persévérance et de ténacité.

Ma fausse-douceur, tu n’es pas la petite poulette la plus tendre du monde, mais notre relation, elle, l’est à l’infini… Et plus loin encore.

Tu seras peut-être ma seule fille, j’ai eu peur de ne pas t’aimer assez. C’est quand même drôle d’y penser aujourd’hui, alors que tu dors à côté de moi (en ronflant). Comment j’ai pu croire cela. Mais, Nanou, saches que tu as pris beaucoup, beaucoup de place dans mon coeur. Je t’aime ma poule.

(Je t’aimerais encore plus si tu arrêtais de sortir le lait du frigo pour te faire un biberon  »toute seule ». Tu n’es pas encore une proe et je suis un peu tannée de ramasser tes dégâts, ou ton bordel comme tu aimes le dire.)

 

P.S On est rendu à 4 souris!!! Je capote, j’ai peur d’ouvrir une armoire.

2 commentaires

Répondre à Maryse Fafard Annuler la réponse.