2 semaines plus tard, avec un fond de décalage horaire, me revoici pleine d’histoires à raconter.
Il y en a que je n’aurai pas le choix de garder pour moi, pour le bien de mon couple hi hi!
Et, il y en a les autres…
Les autres histoires que j’a vécues durant cet été de fou. Les autres histoires qui se sont écrites en Suisse durant deux merveilleuses semaines.
(Inquiétez-vous pas, je vais finir par vous mettre en contexte…)
Nous sommes donc partis de notre belle Gaspésie en petite gang d’Ellenberger pour célébrer le mariage de ma belle-sœur en Suisse, rien de moins. Quelle belle excuse pour faire un petit tour dans le pays du chocolat. On start ça à l’aéroport de Montréal. Jusque là, rien de bien surprenant. Nous sommes sur le même vol que mon beau-frère, ma belle-sœur et leur magnifique Maé.
C’est là que le party commence. Je vous le dis, Miguel et Hugo (son frère) ensemble… C’est intense. Ensemble, ils deviennent inséparables et étonnamment très nonos. Mais, c’est bon, ce n’est rien de nouveau pour moi et Joanie (ma belle-soeur). Je sais déjà que le voyage va être inoubliable, dans tout les sens du mot inoubliable. La bouffe de l’avion, par exemple, l’était déjà en partant. Les superbes hôtesses de l’air, qui nous ont gâtés à l’os l’étaient aussi. La très lente, voir très très lente location des voitures aussi. Et les multiples fuites de Nolan étaient non seulement inoubliables, mais très alarmantes.
Bref, on pose les pieds en territoire Européen et on se met en mode touriste. On se fait tout de même démasquer quelque fois, plus particulièrement ma star de mari, qui se faisait une joie de raconter son passage au Dîner à la ferme à tous ceux qui le reconnaissaient. Presque trop de joie.
Fast foward (avance rapide).
5 jours plus tard.
Après une gang de coupe de vins, beaucoup de chocolats dans le ventre et un léger manque de sommeil, nous décidons d’aller visiter Zermatt. Le spot!
Ce matin-là, on tente de se préparer le plus rapidement possible pour laisser nos 4 enfants (j’inclus Maé) à ma chère belle-sœur qui nous offre une journée de gardiennage. 9h, nous sommes chez elle, avons donné toutes nos indications et lui souhaitons la plus grande des chances avec notre marmaille, tout particulièrement avec les deux plus petits, alias les deux terreurs (LOL).
On court presque jusqu’à l’auto en espérant qu’elle ne change pas d’idée.
On est solide excité! Tellement que moi et Joanie, on dort durant les deux heures de trajet pendant que nos hommes trouvent encore des sujets très croustillants. On fini par arriver à Tasch, l’endroit où nous devons prendre un train pour rejoindre Zermatt (notre bon ami). Parce que, voyez-vous, nous ne pouvons pas nous rendre à Zermatt en voiture. Inexplicablement, les seuls moyens de se rendre dans la ville sont le train, le taxi ou le bus ($$$). Les billets de train sont acheté, no stress, la journée va être malade.
On manque notre premier train. C’est bien nous. No stress, le journée va être malade.
C’est juste bizarre que durant tout le trajet, nous voyons une route qui sillonne le paysage et elle semble étrangement se rendre au même endroit que celui que nous convoitons. Les doutes pèsent alors sur mon idée de prendre le train et non notre voiture. Trois paires de yeux me fixent en se demandant si nous ne venons pas de payer un trajet de train dans le beurre. J’avoue que je commençais aussi sérieusement à me sentir mal et à sérieusement douter de mes capacités d’agente de voyage. Nous arrivons donc enfin à Zermatt la fabuleuse et trouvons un centre touristique où tout nos doutes seront élucidés. Enfin presque…
Le jeune homme qui nous reçoit ne semble pas trop à l’aise avec notre accent (c’était lui qui avait un accent si jamais). En premier lieu, il confirme que nous pouvions nous rendre à Zermatt en voiture. Je fonds… Je me sens solidement mal, 100$ de moins dans nos poches ( trois chocolats, 6 bouteilles de vins, deux tresses, trois croissants, deux saucissons et un gendarme en moins!) Nous lui demandons ensuite quelle est la meilleure excursion à faire avec le temps qu’il nous reste (il est déjà midi). Son visage ne semble pas convaincu de nos capacités d’alpinistes (surtout des miennes) et c’est là qu’on catch qu’il ne comprend pas trop ce que nous disons.
Je recommence donc mon discours en essayant de voir si les réponses peuvent changer. Et cette fois, il promet que nous ne pouvons nous rendre à Zermatt qu’en train, en autobus ou en taxi. Quel soulagement!!!! Merci monsieur, même si vous avez fait semblant. 100$ bien investi finalement.
On sort finalement du centre touristique, avec le trajet en main, fin prêt pour l’ascension des montagnes.
Presque prêt…
Nous ne sommes pas au bout de notre journée. Le meilleur, voir le pire est à venir.
Et comme vous devez être un peu fatigués de lire, je me garde le droit de vous livrer le reste de l’aventure dans mon prochain article. Je vous le dis, c’est mon bout pref du voyage.