Hier était la journée des adieux.
Les Au revoir qui nous mettent dans un drôle d’état.
Mais, avant les adieux, nous nous sommes aimés.
Depuis deux semaines, la vie file à un temps de fou par chez nous. Nous avons eu la chance d’avoir les deux sœurs de Mig, Tania et Sindy ainsi que Adrien et Laetitia (mon neveu et ma nièce) en visite.
Ha, vous ne saviez pas que tout ce beau monde habitait en Suisse? Et bien oui. Pour Tania, ce n’est rien de récent. Elle est aller y faire son stage d’étude et y a surtout trouvé l’amour. Le grand amour, celui qui habite en Suisse pour la vie. Sindy, elle, est en Suisse depuis 2 ans et demi et elle y a aussi trouvé l’amour, vous savez l’amour qui habite en Suisse pour la vie. C’est bien cute toutes ces histoires, mais ça ne se voit pas souvent ce beau monde là.
Nous avons la chance, une fois par année, de se voir en mode intensif.
Pendant deux semaines, moi, ma petite famille (Mig est inclus ici), mes beaux-parents, mes deux belles-soeurs et Adrien et Laetitia, on fait le plein.
Tout un plein.
C’est moi et Mig qui sommes allés chercher les Suisses à l’aéroport de Québec. Mis à part notre léger retard, voir 25 minutes, j’étais folle comme de la marde d’avoir ma belle-famille avec moi. En plus, ils étaient vraiment pognés avec moi, car 4 heures de voiture les attendaient pour se rendre à la dernière destination. Après plus de 9 heures de vol, qui ne rêve pas d’un petit 4 heures de route bien collé avec sa belle-soeur fatigante qui veut tout savoir? Et là je start la cassette des questions. Je les pose toute, comment va tel? et tel? Comment va l’école des enfants? Comment va votre jardin (là on en a pour 2 heures juste à parler de jardin, alors quand je suis tannée de parler de carottes, j’essaie de dévier la question).
Et avec toute leur fatigue, on fini par arriver devant la belle maison jaune de mes beaux-parents. Il a beau être très tard pour eux (grâce au décalage horaire), l’excitation vient de prendre un élan de fou lorsque nous voyons mon Zack qui saute de joie sur la galerie, Anaïs avec ses petites lulus qui tente de comprendre ce qui se passe et Simone qui nous rejoint avec mon bébé dans les bras. Les retrouvailles après un an sans se voir, c’est pas mal intense. Assez pour qu’on se couche tard et qu’on reparte la cassette des questions.
Avoir mes belles-soeurs a proximité (voir moins de 500 mètres) de chez moi, ça n’a pas de prix. Je me dépêche de me lever chaque matin, je tente de ramasser ma maison, je fais la vaisselle à moitié, j’habille ma petite gang d’ours et on se dirige comme on peut chez mes beaux-parents. On planifie nos journées, on boit du vin, on va à la plage, on magasine en masse ( le taux de change est en leur faveur), on se redécouvre et on trippe.
Mais, il y a aussi cette petite passe qui après plusieurs jours intensivement ensemble commence à ressortir. On a beau s’aimer en titi, la fatigue des soirée étirées et le fait d’être toujours ensemble semble nous grafigner un petit peu. On a de petits minis froids. Câline que c’est tannant ça. On aimerait tellement passer à côté, mais honnêtement, je crois que c’est impossible.
Toute une famille sous le même toit durant une longue période qui n’est pas habituée de vivre ça, ça peut parfois déclencher quelques petits regard par en haut. Mais, savez-vous ce qui est hot des Ellenberger, c’est qu’on a du caractère ( je m’inclus ici), mais nous ne sommes pas susceptibles, alors après deux minutes on passe au prochain appel et on tente de rire du dernier accrochage. Bon, ce n’est pas toujours drôle, mais c’est tellement normal.
Durant leur séjour, nous avons eu la chanson Il est où le bonheur de Christophe Maé dans la tête (pas le fun). Et comme par hasard en revenant de l’aéroport hier, elle se met à jouer à la radio. Pas folle la fille, je monte le volume au max et je me dis que je pourrais bien écouter les paroles tant qu’à faire. Et ça m’a accrochée; C‘est con le bonheur, ouais, car c’est souvent après qu’on sait qu’il était là .
Et bien, les filles durant ces deux dernières semaines, à travers nos hauts et nos bas, le bonheur, il était là.
C’est très beau et très vrai ce que tu écrit. C’est aussi une chanson qui me parle beaucoup même si parfois, certaines paroles me déplaisent. Le bonheur, il est là à chaque jour, il ne nous suffit qu’à s’arrêter et y penser. Être reconnaissant de ce que notre créateur nous permet de vivre tout simplement:)
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