Entre une arrivée à la maison après une belle fin de semaine en Gaspésie et un départ pour le soccer, je n’ai pas pu m’empêcher de procrastiner le lavage des bagages pour écrire juste ici, dans mon univers de folie.
En voulez-vous des folies? Parce que j’en ai accumulé plus d’une en un mois. Entre deux mariages, dont un dodo AVEC les mariés ( je sais, on a exagéré), les tabarouettes de canards qui font leurs besoins sur mon terrain, entre deux éternuements et surtout entre des soupers d’amis qui n’arrêtent plus (et que je suis contente!). Entre tout ça, j’ai failli faire exploser le moteur de ma superbe voiture… Câline.
Celle-ci, elle vaut la peine d’être raconté un peu mieux qu’entre deux mots.
Depuis un mois, nous avons une superbe stagiairE française qui aide sur la ferme. Une jeune française qui rit bien de nos accents et qui se doute que nous rions d’elle en retour (elle s’en doute parce qu’elle ne semble pas toujours nous comprendre). Une jeune française, Marie son petit nom, qui vient faire le plein de souvenirs québécois. Et sérieusement, si vous voulez des souvenirs mémorables vous n’avez qu’à faire un petit tour par chez nous, on ne vous manquera pas. Marie, donc, se laisse promener par moi dans ma superbe Cadillac pour se rendre à la fameuse pratique de soccer à Zack (celle qui avait été annulée sans que je ne m’en rende compte…). C’était une grosse journée de chaleur, un peu comme celle que nous sommes en train de vivre. Un beau 35 degrés Celsius.
On embarque dans la fameuse voiture avec les enfants qui sont brûlés par la chaleur et le rythme de l’été échevelant. On roule, tout est beau jusqu’à ce que je me décide à regarder le tableau de bord, vous savez ce petit tableau très utile pour savoir si l’état de notre voiture est sécuritaire. Je panique un peu en voyant que la température de l’auto est très, voir très très élevé. Mais, rien de ne me convaincs de m’arrêter, pas si facilement quand même. Je me dis que ça va passer et c’est le cas. La petite flèche s’assagit et on recommence à chanter à tus-tête des chansons que Marie croit passées date.
On se rend à destination, pour rien… la pratique est annulée. On se trouve alors l’excuse parfaite pour aller manger une molle (une crème glacée sur la coche!). Et c’est parti pour la molle au chocolat trempée dans un enrobage choco-noisette, miam.
C’est là que ça se corse…
On repart le ventre bien plein en direction de la maison. La flèche sur mon fameux tableau de bord devient inquiétante, mais on est tellement près de la maison que je me crois Superwomen et je suis certaine que nous nous rendons. Renforcement positif en place, on essaie de se convaincre que tout va bien aller. Et c’est là que la réalité est devenue BIN réelle. Le tableau de bord s’est mis à sonner, vous savez le genre d’alarme qu’on ne veut pas entendre quand on ne comprend pas trop les moteurs. Bin oui, ça sonnait pas trop fort, mais juste assez pour faire exploser la patate qui me sert de coeur.
C’était la fin de notre renforcement positif. Je me suis stationnée sur le côté de la route en voyant fumer le devant de ma voiture. J’étais cuite. Là, mon problème c’est que je ne suis pas capable d’ouvrir le fameux capot de ma voiture et ce n’est pas par manque d’essaie. Le capot de cette auto est vraiment, vraiment pas facile à ouvrir pour vrai. C’est là que j’ai regardé Marie en panique et que je lui ai demandé ce qu’on faisait. Nous n’avions aucun téléphone, mais trois beaux enfants qui hurlaient dans la voiture sur le côté de la 132 (l’autoroute de la Vallée). Pas le choix, nous avons fait d’élégants signes aux voitures pour tenter d’ouvrir le capot de ma voiture très fumante. Pas facile de passer inaperçu dans notre petit coin. Les gens devaient bien rire. Merci à ce gentil monsieur qui a ouvert mon capot et qui m’a prêté son téléphone pour que j’apprenne la bonne nouvelle à mon homme.
C’est à ce moment précis qu’une charmante police est passée à côté de nous, puis a fait un 180 degré pour venir en arrière de nous les lumières allumées. Câline, j’allais attraper une amende en plus?
Marie m’a regardé et m’a sincèrement dit:
-Abi, tu me fais vivre toutes sortes de choses.
Et oui Marie, tu n’es pas chanceuse sur ce point. Je suis intense. Un peu trop même.
Je vous rassure, ma belle-maman est venue à ma rescousse avec du produit à Prestone pour calmer ma pauvre voiture. La police m’a fait de belles salutations et mes enfants et Marie ont vécu une belle et chaude expérience.
Vous en voulez des histoires? Ce n’est qu’un début, un doux début de mes anecdotes d’été. Je ne peux faire autrement que de les écrire, c’est pour mieux me souvenir.