Devenir bonne cuisinière commence par des erreurs…

On est bien parti pour parler de bouffe!!!! 

Après vous avoir laissé deux recettes cette semaine (allez voir sur ma page Facebook), je vous raconte ici, mes premières graves et intenses  performances en cuisine.

Je ne sais pas vous, mais moi, mes premiers pas en expériences culinaires laissent nettement à désirer. Heureusement, je me suis trouvée certains talents et avec trois enfants et un juge assez critique je n’ai pas trop le choix d’être  »pas pire »en cuisine.

Mon premier test, je m’en souviens comme si c’était hier. J’ai tenté, et je dis bien tenté notre fameux dessert Québécois; le Pouding chômeur. Grand-maman fait le meilleur Pouding chômeur du Québec et à l’aide de sa recette je me suis lancée. Papa et maman m’ont laissée faire seule comme une grande, même la vaisselle! Je me souviens parfaitement que lorsque j’ai finalement sorti le dessert tant attendu du four, j’ai vécu une pas pire déception. Je ne me souviens plus exactement quel ingrédient j’avais omis de mettre dans la recette, mais je me souviens qu’il était assez important pour permettre de rater le tout s’il était oublié. Résultat… Ce ne fût pas le meilleur Pouding chômeur du Québec. Même aujourd’hui, je rush avec cette recette qui est pourtant si facile!

Deuxième test, je n’allais quand même pas en rester là! KRAFT DINNER, rien de moins, rien de plus. Pour tous les Suisses et autres nationalités qui me lisent, ce plat est malheureusement un macaroni au fromage avec du fromage en poudre, un classique chez les ados! Bon, dans la même petite cuisine de St-Béatrix, je me mets sérieusement à la tâche en pensant sérieusement manger un Karft Dinner pour dîner. Je mets les pâtes dans l’eau, c’est un succès. Je coupe le sachet de fromage, c’est un succès. Je mets le sachet de fromage dans les pâtes qui cuisent encore dans l’eau… C’est un échec! Une bonne soupe aux pâtes avec de l’eau au fromage, un vrai délice… Ou pas!

Bon, je prends une pause bien méritée de mes services en cuisine.

J’attends mes 17 ans pour renouveler les expériences. Je suis maintenant en couple et je dois impressionner mon homme, qui est nul autre qu’exigeant en goût culinaire…

Troisième test, je me lance dans une sauce spaghetti. Avouez que ça sonne quand même plus expert que le Kraft dinner. Je suis fière de moi et je suis convaincue que c’est un franc succès. Je prends donc mon oeuvre en photo et la publie sur Facebook pour paraître bin hot… J’ai même réussi à la retrouver. Voici donc ma première sauce spaghetti, qui a durement été jugé par Facebook. On m’a laissé entendre qu’il s’agissait plutôt d’une soupe aux légumes. Bin câline!!

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Cette fois, je n’ai pas pu prendre de pause, je suis tombée en appartement avec un agriculteur. Imaginez-vous que lui, il ne cuisinait pas spécialement et ne demandait pas spécialement à trouver du temps pour cuisiner. Les rares fois où j’ai eu le droit de goûter à son étonnante cuisine, c’était plutôt alcoolisé. Mig mettait de la bière dans toutes ses recettes, pâté chinois à la bière, sauce spag à la bière… Ouf, on en revient de la bière.

J’ai alors enfilé mon tablier de cuisinière et je me suis convaincue que je deviendrai une excellente cuisinière. J’ai mélangé la cuisine de ma maman et celle de ma belle-mère, pour finalement trouver ma couleur et devenir une femme qui aime beaucoup, beaucoup mettre la main à la pâte.

Au début, j’avais surtout de la difficulté avec les portions et la vaisselle. J’en ai-tu laissé traîner de la vaisselle pendant des jours, c’en était presque découragent. Puis, j’ai développé des  »skills », des trucs pour devenir une proe.

Je ne soupçonnais pas DU TOUT ce talent très bien caché et cette passion pour la cuisine. Cuisiner 3 fois pas jour (pub pour Marilou!) me fais plaisir. Ce n’est pas toujours à la hauteur de mes attentes (et celles de mon juge privé), mais je suis très satisfaite de notre alimentation.

J’ai encore du chemin à faire, je dois un peu couper sur le sucre (MIAMMM!!), mais je suis fière de cuisiner maison, d’avoir mon jardin et de n’acheter aucun produit déjà préparé. Je suis partie de loin ET je vais aller loin!

 

Et vous, vos premières tentatives étaient-elles plus encourageantes?

Un commentaire

  1. Moi aussi ma première tentative ne fût pas un coup de cœur. C’est vers l’âge de 14 ou 15 ans que je fit mon premier pâté chinois. Alors que maman était partie pour quelques jours avec certaines de mes soeurs et que j’avais la responsabilité des repas pour gâter mon père et mes 2 frères. Je leur fit ce pâté chinois sans maïs parce qu’il n’y en avait plus dans l’armoire et j’ai remplacé cet ingrédient par une bonne grosse canne de petits pois. Avec le jus canne bien sûr! Pour éviter que ce soit sec :)….
    Hélas! Même le chien n’en a pas voulu…
    Pour ce qui est du dessert, il vaut mieux ne pas en parler:( Ça prend toujours une première fois!
    Sylvie x

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