Ceci est une publicité non-censurée pour notre belle gang d’agriculteur.
Bon, je vais vous raconter mon petit secret de la semaine. J’ai tenté une expérience, pour plusieurs raisons, de fou!!
J’ai sauté un repas!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Pas parce que je suis anorexique, loin, très loin de là. Je voulais surtout comprendre ce que ça faisait de se passer d’un repas. Ça sonne quand même bizarre une fois écrit, mais en vrai, c’était d’un grand bénéfice. Notre situation économique nous permet de manger à notre faim (et plus encore), contrairement à des millions d’autres personnes qui doivent se passer de bien plus qu’un repas.
Nous sommes donc aller au resto et j’ai décidé de ne rien commander pour moi. Je sais, je suis folle.
J’ai commandé des croquettes pour mes deux ours et je crois que j’ai salivé comme jamais en les regardant manger. Toutes les odeurs de bouffe me montaient au nez et envahissaient mon imagination. J’ai dû travailler très fort pour ne pas voler une croquette et l’avaler avant que quiconque ne s’en rende compte.
Honnêtement, j’ai sérieusement eu peur de mourir de faim. Avec un repas en moins dans le corps, je me suis demandé si je survirai à la collation. Tout m’appelait à penser à de la bouffe. Quand on est passé devant le Tim Hortons en revenant à la maison, sur le comptoir de la pharmacie le chocolat avait l’air délicieux, même les biscuits sec dans le fond de ma voiture sont devenus intéressants.
C’est là que j’ai réalisé à quel point on est une gang de chanceux. On ne manque de rien, et même lorsque notre frigo est vide, il reste quelques ingrédients qui réussissent à former un tabarouette de bon souper. On ne manque de rien.
On se lève, on court (ok, je cours) dans la cuisine pour se remplir la bédaine. Chacun son truc, j’opte pour les crêpes au sirop d’érable pour les enfants et au Nutella pour moi. 11h, le garde-manger nous appel à nouveau, on se prend un petit quelque chose en attendant le fameux dîner. Je sors mes chaudrons et on se fait un »snack » de feu pour survivre jusqu’au souper. Ha non! Il y a aussi la collation de l’après-midi juste après la sieste de mes trois richesses. Vient finalement l’heure du souper, où je mange tout le long de la préparation. Le dessert et pour vraiment finaliser le tout, on se prend un bol de crème glacée en écoutant un petit film collé-collé.
ON MANGE TOUT LE TEMPS. C’est fou à quel point notre estomac lance des appels de détresse dans la même journée. Et moi, la fo-folle je décide de sauter un dîner pour constater que la bouffe fait vraiment, vraiment partie de notre vie.
Non seulement elle fait partie de notre vie, mais elle est essentielle à notre survie. Et c’est là que je veux souligner le travail exceptionnel de nos agriculteurs et nos agricultrices. Eux, durant la dernière tempête de neige cette semaine, (plus de 40cm de neige et des froids extrêmes d’environ -39) eux, ils n’ont pas pu prendre congé parce que les routes étaient fermées. Le petit café cute sur le bord du feu, ils ont mis un gros X dessus. Notre gang de farmer, ils se sont habillés comme des ours et ils ont bravés la tempête. Les doigts de ma gang ont gelés pour tenter de réparer les dégâts de cette giga tempête de neige. Et c’est avec l’aide d’autres agriculteurs, un qui déneigeait notre cours, l’autre qui donnait un coup de main à l’étable, qu’ils ont passé à travers ces deux dures journées.
Ces hommes et ces femmes se lèvent peu importe les circonstances, peu importe les conditions et peu importe leur condition pour permettre que notre table soit pleine de produits variés et de qualités. Et ça, ça me surpasse. Ça me surpasse de voir que nous, nous gaspillons toutes cette énergie, moi la première. Dans mes premières années en appart, j’ai gaspillé de la bouffe sur un de ces temps, Mig n’était clairement pas au top de sa fierté. J’ai donc appris à acheter raisonnablement et à faire des quantités qui ont du sens.
Manger, c’est hot. C’est bon, ça fait du bien.
Il ne faut juste pas oublier que, comme mes parents me le répétaient souvent, nous sommes chanceux de manger à notre faim et quand nous le voulons. Il ne faut surtout pas oublier qu’ils y a des gens derrière chaque produit que nous consommons. En tant que société, nous nous devons de respecter et d’honorer cette chance d’avoir en abondance. Et si le cœur nous en dit, découvrons ce monde qu’est l’agriculture et ouvrons nos horizons sur ce que nous consommons.
Si ça vous dit de venir faire le train, ça m’arrangerais bien, mon homme rentrerait un peu plus tôt!
T’as tout à fait raison ! Combien de gaspillage de nourriture au Québec et combien d’enfants partent pour l’école le petit bedon vide !
Comme je répète souvent lorsque j’entends ce commentaire ( incroyable les odeurs dès que nous quittons la grande ville) de certaines personnes et moi de leur répondre si pas d’odeur et bien pas de carottes ni de petits brocolis, etc… dans votre assiette !
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Salut Abi. J’ai eu les yeux un petit peu dans l’eau en lisant ton texte. C’est bizarre parce que J-P et moi sommes allés au McDo a environ 1 hre du matin la nuit dernière, après le travail et je savourais ma Mmm… Super collation et je regardais mon voisin d’en face qui avait 3 petits gobelets transparents (surement pour de l’eau et rien d’autre) devant lui. Il avait ses mains cachées dans son manteau et semblait fatigué. J’ai eu l’impulsion d’aller lui offrir un bon hamburger même si cela me genais. Il m’a répondu oui et je lui ai offert un peu de sous pour qu’il puisse aller commander son repas. J’ai eu vraiment de la peine quand j’ai remarqué qu’autour de ses bottes, il y avait des sacs de plastique pour conserver sa chaleur et pour ne pas geler.. J’ai bien vu ma chance moi aussi ,de manger a ma faim, a avoir un toit chaud pour me réchauffer et un mari et un petit chat pour me donner plein d’amour et de chaleur humaine. Merci Dieu pour toutes ces choses qui trop souvent semblent « normales » et aquises. Bisous et calins a vous tous, ma petite famille d’amour Ellenberger.
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Wow! C’est vraiment beau Sylvie ce que tu as fait. Des moments comme ça, ça vaut de l’or. J’aimerais avoir plus d’occasions d’aider les autres moi aussi. Tu es vraiment »hot » !! xxxxxxxxxxx
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Bien dit Denise !!!!!!!!!!!! xx
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C’est vrai, une chance que nous vous avons chers agriculteurs qui travaillez comme des fourmis, durs et forts et ce sans arrêts. Tous devrait réaliser, à quel point vous êtes une nécessité pour notre village, nos villes alentours, notre province, notre pays… Quelle chance nous avons de vous avoir ici!!!
Bonne réflexion Abi! Sylvie x
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Oh oui! On est pas mal chanceux. Je te le prête quand tu veux hihi
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