C’est au tour de mon Nolan.
Son histoire commence bien avant sa naissance. Comme je me suis rendue compte que j’en avais pas mal à dire, je vous raconterai l’accouchement et vous présenterai mon Nolan la semaine prochaine.
Nous avons toujours su que nous voulions plusieurs enfants. En fait, on vise le chiffre 4 depuis le début de notre mariage. Oh oui, on est fou de même! Avoir une petite gang autour de moi, c’est un rêve que j’ai toujours eu, et Mig aussi (fiouf!).
Sauf que là, on a eu un problème. Ça ne fonctionnait pas. Après 2 mois, on ne se pose pas trop de questions, mais après 8 mois le hamster commence à rouler pas mal vite. Comme j’ai eu des complications après l’accouchement d’Anaïs, je me suis demandée si j’étais encore capable d’avoir des enfants. Et là, j’ai vraiment paniquée.
Je me suis dit que je n’en avais pas assez profité. Que si Anaïs était mon dernier bébé, je n’avais pas fait mon deuil, celui de la grossesse d’abord, mais aussi de l’accouchement (et oui, même ce deuil est important), et celui de toutes les premières fois. Les premiers sourires, les premières dents, les premières fois que notre bébé nous regarde vraiment. Les premiers bisous (ultra-baveux) et les fameuses premières nuits. J’étais solidement en mode ALERTE! Comment était-ce possible d’accepter de ne plus avoir d’enfants. Je sais, j’étais chanceuse, j’en avais déjà deux, mais le deuil n’était pas fait et ça, ça bogue toute l’affaire de la madame. Je regardais mes deux richesses et je capturais tous les instants pour ne plus rien oublier des »premières fois ». Pas que je n’en avais profité, mais chez moi, tout est mental. J’ai besoin de vivre chaque étape, une à la fois, un vrai bébé.
Puis, j’ai commencé à devenir très très émotive. À fleur de peau. Affamée…
Nous étions en vacances au Nouveau-Brunswick et je devais être à mon 30ième test de grossesse. C’est fou tout les symptômes inimaginables qu’on se découvre quand on veut un bébé. La fatigue, oups! la bouffe nous lève le coeur, on se lève faire pipi la nuit, on grossit des seins ( le point vraiment hot!!), j’ai cru une bonne dizaine de fois que ça y était. Dont, celle-là en vacances avec Mig et les enfants. Sauf que cette fois, c’est Miguel qui m’a dit d’acheter un test. Il devait vraiment me trouver à fleur de peau et agaçante pour se convaincre lui-même que j’étais enceinte.
On s’est arrêté au Walmart et je me suis précipitée dans l’allée des tests en me promettant de ne plus en acheter si c’était négatif. Et énervée comme je l’étais, j’ai choisi la cabine de toilette parfaite, j’ai fait une prière et c’est comme ça que j’ai su que Nolan était en route. Là, dans les toilettes du Walmart, en pleure, je me souviens parfaitement que je t’ai souhaité la bienvenue dans notre famille. J’étais folle frette! J’ai couru jusque dans la voiture sans avoir le temps de préparer un petit discours pour annoncer la bonne nouvelle au papa. J’ai dû crier de joie que bébé #3 était attendu. Les vacances furent inoubliables. Mis à part les sorties nocturnes en camping, à la recherche désespérante de toilettes, ou lorsque l’horloge sonnait 20h et que je me trouvais des excuses pour aller me coucher. J’ai légèrement abandonner les petits feux (et Mig) pour me laisser porter par de drôles de rêves. Tous les paquets de chips étaient les bienvenus et du chocolat? N’importe quand.
J’étais bel et bien enceinte, tout était accepté, un nouveau chapitre commençait.