7h30 plus tard

2011: je me marie à St-Thomas (tout près de Joliette)

2012: je déménage dans le Bas-du-Fleuve, à Val-Brillant ‘’ city beach’’.

6 heures de route séparent ces deux vies. On parle maintenant de 7h30 avec mes patates qui se créent toutes sortes d’envies. Envie de faire pipi, bien entendu, mais aussi envie de débarquer, de manger et envie de savoir :

-Quand est-ce qu’on arrive maman ?

-On vient de partir Zack, dort !

7h30 me séparent de mes parents, de ma soeur, de mes frères, de la familia et de mes amis. 

Ce n’est pas tant que ça. Je n’ai pas besoin d’acheter un billet d’avion qui coûte la peau du cul-cul. J’ai juste besoin d’une bonne voiture ou d’une van pour déplacer tout mon troupeau. Par contre, ce qui m’énerve, c’est que quand je veux aller dire coucou à maman et acheter un paquet de bonbons à papa, que lorsque je voudrais prendre une petite coupe avec ma sœur ou que je voudrais assister aux grands événements que vivent mes frères, je voudrais que ce soit possible en pas mal moins de temps que 7h30. Mettons que si j’avais le choix, je choisirai 15 minutes top. Pas de questions, pas d’organisation, j’embarque dans ma voiture et Pout pout, je suis là.

Mais non, j’ai choisi délibérément de partir loin, pas mal loin.

Avec ma belle-famille (que j’adore) on a fait un choix. Celui de déménager la ferme ici, dans cette magnifique Vallée. Vous savez déménager 300 vaches, leurs petits veaux et de beaux et impressionnant mâles (haha ! mais non, je parle des taureaux), c’est quand même toute une job et un choix à ne pas prendre à la légère.

Mais, moi mademoiselle tête folle, j’ai oublié de faire une liste des pour et contre avant d’embarquer dans le projet. Ce n’est pas que je regrette. C’est juste que j’aurais aimé réaliser les impacts que cette nouvelle vie aurait en les écrivant noir sur blanc avant de les vivre en direct.

Annoncer à mes parents que je suis enceinte au téléphone, c’était bof.

Fêter Noël sans eux, c’est pas mal bof.

Ne pas avoir ma sœur tout près quand je viens d’accoucher, c’est bof.

Ne pas voir mes frères grandir, c’est très bof.

Déménager ici, m’a tellement apporté. Je me suis rapprochée de ma belle-maman comme jamais. Cette femme que je ne saisissais pas pantoute est devenue tellement importante pour moi. Elle est le pilier de notre famille, sans aucun doute.

Déménager a permis à mon mari et à mon beau-papa de vivre de leur passion et de pouvoir rêver encore bien des années. Ils voient enfin de la possibilité et de la grandeur.

Alors qu’une décision devait être prise pour l’avenir de l’entreprise agricole, on a choisi de foncer. On est pas mal bons là-dedans, quand on y va, c’est pas en marchant sur des œufs. Les quatre, Miguel, moi, ma belle-mère et mon beau-père, on a choisi d’embarquer dans ce rêve fou qui nous emmenait aux frontières de la Gaspésie. On en a visité des fermes, on a vu du pays. Et c’est dans la Vallée de la Matapédia qu’on se sentait vraiment et profondément chez nous. C’était ici notre maison et personne ne nous dirait le contraire.

 

La suite ce vendredi!!! C’est chien pareil hein?

(Allez voir la folie de la semaine, c’est quand même pas pire)…

 

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